Saint Guinefort : Un saint officieux qui n’est pas humain..?

Portrait de Antoinette Metayer, vers 1759 George van der MijnBLOG NOTE
DE MAMY TOUTOU

MAMY TOUTOU est une invitée de l’été…
La Chouette doit avoir un faible pour les toutous ….
ou pour elle…!!!

Nous attendons de savoir si elle va se percher sur son épaule…

– Un amour d’été.. Les maris sont ouverts…
Je te paris qu’on dit
« les paris » sont ouverts..!!

– j’ai jamais été moi à PARIS..  SNIFF


Saint-Guinefort chien Lévrier

Saint Guinefort est un saint particulier :
il s’agit d’un chien.
Il a été canonisé officieusement par des paysans au XIIIe siècle, et son culte perdura jusqu’au XXe siècle, les paysans venant de partout le célébrer, malgré l’interdiction de l’Église.
Il aurait sauvé le bébé de son maître d’un serpent qui s’était introduit dans le berceau.
On lui accordait des pouvoirs de guérison aux enfants.

En sauvant le nourrisson, le combat fut si violent que du sang se répandit partout. Le cadavre du serpent était dissimulé dans les décombres du combat, et le seigneur crut que son chien avait attaqué et blessé gravement son fils. Lorsqu’il comprit son erreur, fou de remords, il accorda des funérailles en grande pompe pour son chien.


– En Bref c’est un Pépin :  Ce Lévrier Guinefort n’a pas vu sa fidélité récompensé en sauvant la vie du bébé de son maître (le chevalier de Villars).

Saint-Guinefort chien Lévrier

Je vais vous conter l’histoire d’un Saint très spécial Guinefort patron des chiens Lévriers.
C’est une histoire qui est basée sur des faits réels d’où sa force d’avoir été aussi ancrée dans le cœur des gens.
Elle se passa dans le château du Seigneur chevallier de Villars  à Chalaronne  dans l’ Ain  en France, dans la région des Dombes et Rhone –Alpes en 1250.

Le bébé du chevalier de Villars dormait doucement dans sa chambre.
Au pied du berceau le chien de la demeure un superbe Lévrier répondant au nom de Guinefort veillait sur le repos de ce dernier.
Lorsque surgit un gros serpent qui se faufila dans le berceau de l’enfant menaçant sa vie. Guineford n’écoutant que son courage de chien fidèle se jeta sur  le serpent et après une lutte acharnée tua ce dernier.
Dans cette bagarre le chien et le berceau fut souillé du sang des 2 animaux.

La nourrice entendant du bruit accourue dans la chambre du bébé et vit le berceau et les babines du chien qui étaient  rougies de sang.
Croyant que l’enfant était mort elle hurla en appelant le Seigneur des lieux, qui arriva à grande hâte. Ce dernier croyant son bébé mort et sans doute dévoré dégaina sur le champ son épée et tua ainsi précipitamment son fidèle compagnon Guinefort .

Quelques instant plus tard découvrant il découvrit sa méprise le chien avait sauvé son jeune maître de la morsure du serpent qui gisait là sur le côté du berceau.
Le chevalier alors fut pris de remords et enterra son chien innocent près du château où il planta quelques arbres près du tombeau pour y venir se recueillir .

Commença alors un véritable culte pour ce chien martyr innocent

Les gens du pays eurent vent de la conduite exemplaire de Guinefort et de sa mort injuste ; ils commencèrent à l’honorer comme un martyr, à venir sur sa tombe lui présentant leurs enfants malades afin qu’il les guérisse.
Les paysans  surtout des mères, venaient de partout en pèlerinage près du tombeau du chien  porter un lange, un vêtement de bébé, un petit chausson en guise d’ex-vot, parfois mêmes des enfants malades pour obtenir ses faveurs de guérisons.

 


Quelques siècles passèrent et vers le
XIII ème siècle apparut alors un Dominicain du nom d’Etienne de Bourbon grand inquisiteur à l’époque.

Il fit une enquête et raconta toute cette histoire qu’ il jugea superstitieuse et il s’appliqua à extirper définitivement ce culte et porta écrit de ceci afin que personne ne vint prier et faire un pèlerinage sur le tombeau de Guinefort.

« Nous Etienne de Bourbon avons fait exhumer le chien mort et couper le bois sacré, et nous avons fait brûler  celui-ci avec les ossements du chien. Et j’ai fait prendre par les seigneurs de la terre un édit prévoyant la saisie et le rachat des biens de ceux qui afflueraient désormais en ce lieu pour une telle raison »

250px-Saint_Guinefort.jpgMais cette vénération transcenda les siècles et on retrouva des traces encore de ce culte envers ce  St lévrier dans les année 1930, malgré la Condamnation par  l’Eglise catholique.

Aujourd’hui, on ne retrouve comme lieu de culte ni  plaque, ni de statue,  juste une petite forêt du nom « Bois de Saint Guignefort » sur la départementale D7 de Châtillon-sur-Chalaronne ( 01 ) à Marlieux. A environ 2 kms  après la sortie Châtillon.

L’histoire est restée vivante dans le patrimoine culturel  de la ville de Chalaronne.

Ce culte a persisté jusqu’au début du XXème siècle malgré les interdictions répétées de l’Eglise de vénérer un chien.

Dans toute l’Europe, on retrouve des cultes similaires au Moyen-age mais peu d’entre eux ont perduré jusqu’à notre époque.

Les historiens se partagent entre ceux qui voient dans la religion populaire « une forme dégradée, “vulgarisée” voire pervertie de la religion savante et orthodoxe des clercs » et ceux qui pensent qu’elle a une « logique » propre qu’il convient de respecter….!

Anti-parasites

SOURCES :
http://secouchermoinsbete.fr/random

Portrait de Antoinette Metayer, vers 1759 George van der MijnMAMY TOUTOU

C’est promis minette la prochaine fois on raconte une histoire de chat
– Ou de chatte poilue..!

chouette-prof– La Chouette recrute rédactrice pigiste pour raconter
une histoire de chatte.. PAS SÉRIEUX S’ABSTENIR

– Une pigiste ce doit être quelqu’un comme moi…
Qui pige tout .. tout de suite..!!!

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