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ALLEZ MAMY RACONTE: Le pari de Dame la Chance

ALLEZ MAMY…! RACONTE….! est une série pour les petits et les grands enfants..!
Tout ce printemps dans la Chouette, ma Mamy se transformera en conteuse au milieu des fleurs et des gazons
C’est comme ça qu’elle vous fera rêvez…..!   Aujourd’hui:
Le pari de Dame la Chance


logo mamy turlututu smallMes chers enfants moi aussi j’avais une grand mère qui, comme moi, aimait à raconter des histoires à la choupinette que j’étais en ce temps là….!

Elle se plaisait à me parler d’histoires qui m’aidaient à mieux me connaitre ou à modifier mon comportement ma manière d’être ou de me conduire avec les autres….. Je me rappelle de celle ci qui m’a amené à changer mon regard sur l’autre … L’autre ce mystère qui n’ait pas moi …. et pourtant si proche….!

ÉCOUTEZ-LA VOUS AUSSI POUR QUE DEMAIN VOUS SOYEZ MEILLEURS …

logo mamy turlututu small– Alors.. ACTION Mamy..!
Raconte nous un conte espagnol

OUI OUI ..!  Depuis QUE MARIA nous a quitté, c’est lui faire grand honneur de nous unir tous en pensée autour d’un conte espagnol… je crois d’ailleurs que la grand mère de Maria lui racontait surement  ….
Il s’agit du   Pari de Dame la Chance…..

Logo mamy raconte DDame la Chance et Seigneur la Richesse se connaissaient depuis longtemps et vivaient en bonne amitié. Ils ne pouvaient se passer l’un de l’autre: là où il allait, elle allait aussi. Et ils se sentaient si bien ensemble qu’ils décidèrent finalement de se marier.
Ce qui fut bientôt fait.

On disait d’eux qu’ils s’aimaient comme deux tourtereaux, mais qui les connaissait d’un peu plus près savait bien que ce n’était pas l’exacte vérité.

dame chance et monsieur richard
C’était en réalité un couple bien étrange. Seigneur la Richesse amassait constamment or, argent et objets précieux, tout ce qui pouvait avoir une quelconque valeur. C’est ce qui lui avait valu son nom, même si les gens l’appelaient aussi Monsieur l’ Avare, Monsieur l’Argent, Monsieur la
Bourse et de bien d’autres façons encore.
Il était replet, de taille plutôt petite, sa tête ronde luisait comme l’or des Indiens, sur sa ceinture miroitait de l’argent mexicain, ses pieds tors étaient parés de chaussures du cuir le plus fin ornées de boucles en cuivre de Ségovie.

logo mamy turlututu smallDame la Chance semblait belle à première vue, mais c’était une femme instable et changeante comme le temps d’avril. Elle ne tenait pas en place,était extrêmement curieuse, et variait d’humeur dix fois par heure. Elle voulait décider toute seule de tout, sans arrêt elle ordonnait, commandait,ne se préoccupant nullement des prières et des promesses qui lui étaient
adressées. En bref, elle ne faisait toujours et partout que ce qui lui passait
par la tête.

Il n’est donc pas surprenant que peu de temps après leur mariage, des querelles soient survenues entre eux. Dame la Chance voulait en effet dominer son mari et exigeait qu’il lui obéît en tout, aveuglément. Malheureusement, celui-ci avait la même prétention vis-à-vis d’elle. L’un et l’autre voulaient commander et aucun des deux n’était prêt à faire la moindre
concession. Madame avait ses humeurs, Monsieur était d’une extrême vanité. Ainsi criaient-ils et se disputaient-ils du matin au soir et du soir au matin.

Les choses duraient ainsi depuis un certain temps déjà, quand Dame la
Chance dit à son mari:

monsieur richard– Tu dois quand même reconnaître que je suis plus puissante et plus forte que toi. Admets-le et entre nous, tout redeviendra de nouveau comme avant.

Seigneur la Richesse trembla de colère.

– Toi, plus forte? C’est ridicule! Quand te mettras-tu enfin dans la tête
que c’est moi le plus fort!

dame chance– S’il en est ainsi, reprit Dame la Chance, alors mesurons-nous. Le
vainqueur aura le droit de commander. Es-tu prêt?

 – C’est entendu,. répondit Je mari çui s’empressa d’ajouter: même s’il ne fait aucun doute que je suis le plus puissant.

pauvre homme– Alors regarde là-bas, sur la colline, ce pauvre homme assis sous l’olivier: il se lamente, car quelque chose le tourmente. Nous allons voir qui de nous deux saura le mieux l’aider.

Et ils s’engagèrent sans plus attendre sur le sentier qui menait à l’olivier.
Dame la Chance marchait d’un pas léger, fredonnant, sautillant de fleur en fleur, tandis que son époux avançait avec peine, soufflant à chaque pas et essuyant à tout instant son front trempé avec un mouchoir de soie. Puis Dame la Chance se cacha derrière un buisson tandis que Seigneur la Richesse abordait l’infortuné.

– Bonjour, brave homme, dit-il amicalement.

L’homme souleva son chapeau pour le saluer et répondit:
– Bonjour à vous aussi.

Monsieur rIchard et le pauvre homme

Le seigneur au gros ventre lui demanda:
– Tu ne sembles pas me connaître?

Le paysan fit non de la tête.
– Non Monsieur, je ne vous ai jamais vu de ma vie.

– C’est bien ce qu’il me semblait! fit le gros ventru en souriant. Et je ne crois pas être loin de la vérité si je dis que tu as des soucis.

Le paysan soupira:
– Monsieur, j’ai six jeunes enfants. Mais comment les nourrir, si personne ne me donne de travail? Et vous me demandez si j’ai des soucis!

jonas
Mamy je peux peut être casser ma tirelire pour lui
– T’es gentil mon petit Jonas …
mais ce sera pas la peine…
Écoute la suite…..


Le gros ventru sortit de sa poche une pièce d’argent et lui tendit en disant:

– Prends cet argent et achète-toi quelque chose, qu’au moins tu aies
un peu de joie!

Logo mamy raconte DLe pauvre remercia, prit la pièce d’argent et courut vers le village, chez le boulanger, acheter du pain et de la farine pour nourrir ses enfants.

Il tenait déjà la miche de pain dans sa main, mais lorsqu’il chercha dans sa poche la pièce d’argent, il n’y trouva qu’un trou. La pièce avait disparu.
Le pauvre homme rendit la miche au boulanger, ressortit et, pas à pas, chercha la pièce, mais en vain.

Dame la Chance et Seigneur la Richesse suivaient la scène de loin. Le gros pansu grimaçait, sa femme lui riait au nez.
Seigneur la Richesse, qui n’aimait pas que l’on se moque de lui, se fâcha et partit sur ses petites
jambes pour le rattraper.

monsieur richard– Que t’est-il arrivé? lui demanda-t-il. Pourquoi te lamentes-tu ainsi?

pauvre homme– Monsieur, gémit le pauvre, j’ai perdu votre pièce d’argent à cause d’un trou dans ma poche, et mes enfants vont continuer à avoir faim.

 

– BEN Mon colon….. Il en a eu du pot ce gars … parce qu’en plus il aurait pu être noir…!!!!
– Tais toi donc nigaud….

Alors le gros ventru lui donna une pièce d’or et dit avec bienveillance:

– Va chercher ce dont tu as besoin. Mais ne mets pas cette pièce dans ta poche, pour ne pas la perdre de nouveau!

Le pauvre le remercia, serra la pièce d’or dans sa main et se précipita chez le marchand.
Il choisit de la nourriture, des vêtements pour sa femme et ses enfants, et donna la pièce au marchand.

Celui-ci le regarda, puis sa pièce d’or toute neuve et brillante, et s’écria:

– Imposteur! Tu espérais peut-être que je ne m’apercevrais pas que ta
pièce est fausse? Je vais te dénoncer à la justice!

Le malheureux s’enfuit du magasin comme s’il avait le diable à ses trousses. Il gémit, se lamenta, et voilà que sur son chemin, il rencontra de nouveau le gros ventru sur ses jambes torses.

– Monsieur, s’exclama-t-il brusquement, vous m’avez entraîné dans le
malheur! Cette pièce d’or était fausse et à présent je risque la prison! Mes
enfants vont périr de faim, que vont-ils devenir sans moi?

monsieur richardSeigneur la Richesse se mit en colère. Il sortit de sa poche une bourse
pleine d’argent et la donna au pauvre:

– Va maintenant, et fais-en bon profit!

Le pauvre le remercia, serra la bourse sur sa poitrine et courut tout heureux chez lui.
Mais dans le bois, près du village, des brigands l’attaquèrent. Ils lui dérobèrent sa fortune, son chapeau et sa chemise, et lui infligèrent une correction.

Dame la Chance observait de loin ce qui se passait. Quand les brigands eurent disparu dans le bois, elle se tourna vers son mari et déclara d’un ton résolu:

dame chance et monsieur richard

– A présent, cela suffit! C’est à mon tour d’agir !   Regarde bien !

logo mamy turlututu smallElle souffla légèrement dans sa main et aussitôt, quelque chose brilla sur le sol devant le pauvre. Celui-ci cessa de se lamenter, s’approcha, et constata que c’était sa pièce d’argent perdue.
Il la ramassa et courut à nouveau vers le village acheter de la nourriture et des vêtements pour sa femme et ses enfants. Sitôt qu’il entra dans le magasin, le marchand l’embrassa en s’écriant:

Excuse-moi de t’avoir offensé! Je pensais que cette pièce d’or était fausse. Je l’ai apportée au tribunal, et là, après l’avoir examinée, on m’a assuré qu’elle était au contraire du plus bel or. Voilà ta pièce, je te la rends. Garde-la; ce que tu avais choisi, je te l’offre, et pardonne-moi de
t’avoir soupçonné!

Le pauvre retourna tout heureux chez lui. Alors qu’il traversait le bois, les gendarmes surgirent devant lui: ils emmenaient avec eux les bandits ligotés. En voyant le pauvre, ils s’arrêtèrent et dirent:

– Tu es sans doute l’homme qu’ils ont dépouillé! Ils ont déjà avoué t’avoir dérobé non seulement ta fortune, mais aussi ton chapeau et ta chemise. Voici ton bien !

Le pauvre reprit sa bourse, sa chemise et son chapeau et se précipita chez lui sans plus attendre. Dès lors, ses enfants ne connurent plus jamais la faim.

dame chanceEt Dame la Chance? Depuis ce temps, elle est encore plus capricieuse, plus changeante et plus turbulente qu’auparavant.

Par contre, Seigneur la Richesse se porte assez mal.
Il Ia suit partout, à deux pas en arrière, il soupire profondément, mais se tait et lui obéit avec soumission.

En vérité, que peut-il faire d’autre?

jonas– Mamy aujourd’hui j’ai bien retenu ce que tu nous as dit :
« l’argent ne fait pas le bonheur …. mais il faut un peu de chance pour en avoir…. et pour savoir le garder »

SOURCE: contes espagnols  – editions GRÜND

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RETRO : C’est une récap des histoires déjà racontées….

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