Archives mensuelles : avril 2018

L’HOMME DES BOIS : LA GUÈDE ….. C’EST LE PASTEL DES TEINTURIERS…


L’HOMME DES BOIS
Bloc Note de GUI7

Dans les méandres de l’internet au cœur de la toile d’une araignée céleste jaillit parfois la lumière…
C’est ainsi que j’ai découvert l’origine de mon nom.
Malgré sa consonance bien française, GUI7 est d’origine germanique et se traduit: « celui des bois  »
Ceux qui connaissent mon amour de la terre et de toutes les créatures de l’univers ne s’en étonneront pas.
J’ ai ainsi compris que quelque part dans la généalogie de ma famille, il y avait l’homme, qui avait vu l’homme, qui avait vu l’ours….!

 

Les forces des plantes

Le pastel

 L’Isatis tincturia : une plante bisannuelle aux noms et usages multiples.

Utilisée comme plante médicinale et tinctoriale par les Grecs et les Romains de l’Antiquité, elle fut largement cultivée au cours du Moyen Âge et de la Renaissance, en Europe, pour la production d’une teinture bleue, extraite des feuilles, avant qu’elle ne soit détrônée par l’indigotier, puis par les colorants de synthèse.

Le pastel (du latin pasta, pâte) est une espèce de crucifère comme les choux, les radis, la moutarde ou la monnaie du pape.

La première année, cette plante ressemble à une grosse salade « la rosette de pastel ».

Dès la 2ème année, du cœur de cette rosette jaillissent 2 à 5 tiges pouvant dépasser 1 mètre de hauteur.

En juin, les fleurs très nombreuses s’épanouissent en bouquets de 40 centimètres environ.

En juillet, elles se transforment en fruits d’abord verts puis bruns et violets pour finir.
On les appelle des siliques. Ce sont des sortes de gousses pointues.

Le pastel est appelé wède ou guède dans le nord de la France.

Elle est aussi connue comme Herbe du Lauragais.

L’Encyclopédie. prétend que là est l’origine du nom  » Grande-Bretagne « brith » signifiant en breton, la guède.

L’herbe de Saint-Philippe

On le trouve aussi sous les noms de pastel des teinturiers ou herbe de Saint-Philippe mais il porte le nom scientifique d »Isatis tincturia.

Il est souvent fait mention dans les archives de plante fourragère de bonne qualité et d’un bon rendement (15 à 20 000 kilos à l’hectare). Sa valeur alimentaire serait voisine de celle du chou.
Ses vertus mellifères seraient également appréciées des apiculteurs.

Ses vertus thérapeutiques

Sapothicairees vertus thérapeutiques ont été citées maintes fois dans les textes anciens.

Le pastel des teinturiers ou bai lan gen est une herbacée utilisée en médecine traditionnelle chinoise depuis plus de deux mille ans, elle traite efficacement les pneumonies et les grippes.
Le bai lan gen est un remède anti-infectieux préconisée dans les rhumes et les angines, les maux de gorges et les oreillons. Le pastel des teinturiers élimine les fièvres et les inflammations du foie, il est astringent et diurétique, il est bénéfique pour soigner les érysipèles.

Il est aujourd’hui vendu sous forme de compléments alimentaires

Le pastel soulageait aussi les maladies du foie (jaunisse) et de la rate.
Les Grecs en obtenaient un remède traitant des maladies de peau. On lui prête également des propriétés antiseptiques, cicatrisantes, diurétiques.

Selon Dioscoride (médecin, pharmacologue et botaniste grec -40 av JC – 90 après JC) , la plante aurait été employée pour faire disparaître les inégalités de la peau et pour cicatriser les plaies.
Selon Pline  une application des feuilles sur les tempes arrêtait les saignements de nez …! inconvénient c’est les traces bleues laissées sur le visage…!
Des soviétiques l’ont même présenté comme un antibiotique.

Ses propriétés tinctoriales furent sans doute les plus utilisées depuis la plus haute Antiquité.

C’est une plante très résistante qui semble insensible au froid et son adaptation à la canicule fait d’elle un véritable « dromadaire végétal » .

– « Au pays de Cocagne, plus on dort, plus on gagne »
Elle était donc connue un peu partout dans le monde mais c’est dans le triangle Toulouse, Albi, Carcassonne qu’elle va connaître son « âge d’or » au XVIème siècle.
Avec la « pasta » (d’où son nom pastel) longuement fermentée on faisait des boules bien modelées et pressées, aussi parfaites que possibles, «les coques ou cocagnes ». Chaque coque nécessitait un kilogramme de feuilles. Elle mesurait 10 à 15 centimètres de diamètre et pesait environ 150 grammes.

Son histoire

Les Egyptiens connaissaient et utilisaient déjà des Isatis locaux ou des indigos 2500 ans avant Jésus Christ car on a retrouvé des momies enveloppées dans des bandelettes bleues, symbole d’éternité.
A la même époque, de l’autre côté de la Méditerranée, le bleu est pratiquement ignoré, du moins dans le vêtement.

Les Latins et les Hellènes ne portaient jamais de bleu, couleur délaissée aux esclaves et basses catégories sociales.
Le Romain qui avait les yeux bleus devait être bien malheureux. Le rouge y régnait en maître, symbole de richesse et de puissance.

Celtes et Gaulois utilisaient aussi la guède, ou pastel, non seulement pour bleuir leurs tissus mais aussi pour se parer le visage et le corps, un peu à la manière des Peaux-Rouges d’où la surprise de Jules César à leur rencontre.

Dans le livre V de « la guerre des Gaules », il ne retient que l’aspect belliqueux de ce maquillage et mentionne que « tous les Bretons se teignent avec le pastel sauvage, produisant une couleur bleue, qui leur donne une allure terrible dans la bataille ». Peut-être peut-on voir là l’origine de l’expression française, « avoir une peur bleue ». Le pastel était aussi employé comme produit de beauté puisqu’il offrait aux belles gauloises la possibilité de teindre en bleu noir leur chevelure blonde.

Pline parle du pastel comme « d’une chose particulière aux Gaules ». Son nom latin « glastum » pourrait être d’origine celtique car le mot « glas » en gallois signifiait « herbe bleue ».

Dans le monde médiéval, l’église chrétienne admet trois couleurs pour l’habillement : le blanc de la pureté, le rouge du sang du christ et le noir symbole de deuil et de pénitence, hormis pour la vierge Marie. Profondément croyant, le roi Louis IX dit Saint-Louis, renonce à la couleur pourpre et lui préfère la simplicité du bleu. Cette couleur s’impose dans ses armes. Longtemps méprisé, le bleu devient la couleur du ciel et de l’esprit. Il deviendra petit à petit l’emblème de la noblesse.
Drapiers et teinturiers réclament un colorant de valeur. L’Orient dispose de l’indigo mais son importation est trop onéreuse et trop incertaine. En Occident le pastel ou guède est utilisé.

Au XIIème siècle, il est cultivé dans toute l’Europe.
Est-ce une conséquence de la Guerre de Cent ans (1337-1453) ou des raisons d’ordre climatiques mais l’Albigeois devient dès le XIVème siècle la terre d’élection de cette culture.

Dès le XIVème, Albi détient avec le pastel un trésor bien embarrassant.
La teinture produite est de trop grande qualité pour être utilisée sur les draps tissés dans la région, de qualité médiocre. Ce sont les Béarnais qui vont ouvrir les routes du pastel vers l’Espagne et vers l’Angleterre et les Flandres à partir des ports de Bayonne et Bordeaux. La concurrence est âpre avec l’Italie, l’Allemagne et l’Angleterre mais ce commerce reste très lucratif.

Gabarre à fond plat

Au XVème siècle, Albi domine toujours ce commerce en Occitanie mais Toulouse comprend le rôle qu’elle peut jouer par sa position géographique entre les zones pastellières et les ports de l’Océan.
La Garonne, réputée non navigable, est aménagée pour recevoir jusqu’à Bordeaux des barques à fond plat, les gabarres. Elles permettent de ne pas racler les hauts fonds de la rivière.

De riches toulousains prennent place dans ce marché. Ils généralisent les cultures dans leurs domaines, y créent des moulins pastelliers. Un triangle de culture se forme : Toulouse, Albi, Carcassonne. Ils se font aussi prêteurs d’argent.

Au XVIème les grands marchands entrent dans le système.
Leur plate-forme est Toulouse. Tous n’en sont pas originaires, certains sont basques, aveyronnais ou espagnols mais tous ont le génie du commerce, des marchés extérieurs et de la réussite. La ville devient une capitale financière cosmopolite.

Déclin, renaissance et espoir

L’horizon s’assombrit et brusquement tout s’effondre à partir de 1561

Des récoltes médiocres, des pratiques douteuses, les guerres de religion et la concurrence de l’Indigo des Indes et des Antilles mais aussi le manque d’intérêt des grands marchands pour le commerce portèrent un coup fatal au pastel.

Cette disparition n’est pourtant pas entière et autour d’Albi, le pastel continue toujours d’être présent mais l’Age d’or du pays de cocagne que les vieux évoquaient est bien terminé.

Actuellement, plusieurs hectares sont plantés en Ariège en collaboration avec l’école de chimie de Toulouse. Sitôt cueillies les feuilles sont précipitées dans des cuves afin d’en extraire le bleu pastel.

Cinq siècles après sa disparition, le Pastel reprend racines.
De congrès en laboratoire de recherche, on découvre et redécouvre ses qualités.
De nouvelles applications voient le jour dans les beaux-arts, la décoration, la mode mais aussi en cosmétologie et pharmacie.
Des laboratoires français, américains et chinois recherchent aujourd’hui des produits anticancéreux dans les feuilles du pastel.

  Aujourd’hui, un renouveau avec la Prévention du cancer…!

Recherche :
Quelques scientifiques ont permis de mettre au grand jour, la particularité qu’aurait cette plante dans la prévention du cancer, en effet, elle posséderait un taux plus important de glucobrassicine comparé à d’autres plantes ayant cette capacité médicinale, d’autres études doivent être en cours.

Son usage comme plante antibactérienne, antivirale et anti-inflammatoire a été validé et confirmé par plusieurs études scientifiques.
Actuellement des chercheurs l’étudient encore dans d’autres domaines comme sur la leucémie.

SOURCES: Pastel et pays de cocagne

« Le Seigneur fait pousser les remèdes dans le sol, et quelqu’’un de raisonnable ne les dédaigne pas »,
Peut-on lire dans la Bible


« – Ce vers lisant est agaçant…
il veut toujours briller et tout savoir…
Pardonnez le.. »

L’ HOMME DES BOIS
La Chouette a déjà dragué Esculape le Dieu de la médecine

un article lui est
consacré
131

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PORTRAIT DE FEMME : LA JEUNE ORPHELINE – Eugène Delacroix –

logo lardon 1L’ART ET LA PALETTE
AU
CHOU :

Coucou c’est toujours moi merci d’être revenu nous voir pour nous suivre dans la découverte d’un portrait plein d’émotion:


LA JEUNE ORPHELINE – Eugène Delacroix –

Eugène Delacroix est né un 26 avril …
Nous lui avons réservé ce dimanche …
Place donc à son portrait de la Jeune orpheline au cimetière peint en 1824.

Eugène Delacroix

Autoportrait au gilet vert (1837)

Autoportrait au gilet vert (1837)

Ferdinand-Victor-Eugène Delacroix,
né le 26 avril 1798 à Charenton-Saint-Maurice,
mort le 13 août 1863 à Paris,
est un peintre majeur du romantisme en peinture, apparu au début du XIXe siècle, en France.
Wikipedia

Jeune orpheline au cimetière

Artiste Eugène Delacroix Année Vers 1824 Type Huile sur toile Dimensions (H × L) 65 5 cm × 54 3 cm Localisation Musée du Louvre, Paris

Jeune orpheline au cimetière est un tableau réalisé par Eugène Delacroix vers 1824, durant ses travaux préparatoires pour les Scène des massacres de Scio.
L’œuvre est exposée par Delacroix au Salon de 1824, la même année que les Massacres de Scio.

L’œuvre est aujourd’hui conservée au musée du Louvre. (Type Huile sur toile Dimensions (H × L) 65 5 cm × 54 3 cm)
« Ce tableau, qu’Eugène Delacroix a réalisé dans sa jeunesse, a longtemps été considéré comme une étude préparatoire aux Massacres de Scio.

Scène des massacres de Scio est un tableau d’Eugène Delacroix. Ce tableau représente les massacres perpétrés à Chios par les Ottomans lors de la guerre d’indépendance grecque.Scène des massacres de Scio est un tableau d'Eugène Delacroix. Ce tableau représente les massacres perpétrés à Chios par les Ottomans lors de la guerre d'indépendance grecque.

Jeune orpheline au cimetière Avant même d’en connaître le titre, nous percevons la tristesse qui en émane. Examinez combien les contours sont tracés avec précision. Ils mettent en relief la jeune fille sur le fond plus flou du ciel et du cimetière désolé.
Remarquez comment se manifeste subtilement le désespoir :

les larmes perlent au bord de l’oeil cerné, la bouche s’entrouvre, le corsage glisse, dénudant l’épaule, la main est abandonnée sur la cuisse.

Relevez les ombres : sur la nuque, le cou, celle plus sombre à droite du personnage. Voyez également comment la palette froide du paysage et des vêtements sert le sentiment général. Appréciez de plus près le délicat modelé du visage et du décolleté, la touche légère des étoffes qui exacerbent l’impression de solitude. Mais que regarde l’orpheline au-delà du cadre ? »

SOURCE :
Wikipedia

Exposition Delacroix (1798-1863)
Au Louvre d
u jusqu’au 23 Juillet 2018

Le musée du Louvre et le Metropolitan Museum of Art s’associent pour organiser une exposition dédiée à Eugène Delacroix. Réunissant 180 œuvres, l’exposition s’interroge sur ce qui a pu inspirer et diriger l’action prolifique de l’artiste.

Trois grandes périodes sont abordées:

– La première partie traite de la décennie 1822-1832, placée sous le signe de la conquête et de l’exploration des pouvoirs expressifs du médium pictural ;

– la deuxième partie cherche à évaluer l’impact de la peinture de grand décor mural.

– La troisième partie s’attache aux dernières années, caractérisées par une ouverture au paysage et par un nouveau rôle créateur accordé à la mémoire.

LE logo lardon 1LARDON

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LA TENDRESSE… Dans ce monde de brutes – N°12 – Il faudra leur dire

logo-tendresse

LE BLOC NOTE
de
Mamy et
Papy tendresse

papy-mamy-la-tendresse90
rue de la
tendresse

Souvenir de nous deux ……
On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y’en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas

 Il faudra leur dire

Si c’est vrai qu’il y a des gens qui s’aiment
Si les enfants sont tous les mêmes
Alors il faudra leur dire
C’est comme des parfums qu’on respire
Juste un regard

Facile à  faire

Un peu plus d’amour que d’ordinaire

 Francis Cabrel

 Paroles de la chanson

Il faudra leur dire par Francis Cabrel

Si c’est vrai qu’il y a des gens qui s’aiment
Si les enfants sont tous les mêmes
Alors il faudra leur dire
C’est comme des parfums qu’on respire
Juste un regard

  Facile à  faire
  Un peu plus d’amour que d’ordinaire

Puisqu’on vit dans la même lumière
Même s’il y a des couleurs qu’ils préfèrent
Nous on voudrait leur dire
C’est comme des parfums qu’on respire
Juste un regard
Facile à  faire
Un peu plus d’amour que d’ordinaire

Juste un peu plus d’amour encore
Pour moins de larmes
Pour moins de vide
Pour moins d’hiver

 Puisqu’on vit dans les creux d’un rêve
Avant que l’amour ne touche nos lèvres
Nous on voudrait leur dire

papy-mamy-la-tendresseLes mots qu’on reçoit
C’est comme des parfums qu’on respire
Il faudra leur dire
Facile à  faire
Un peu plus d’amour que d’ordinaire

Si c’est vrai qu’il y a des gens qui s’aiment
Si les enfants sont tous les mêmes
Alors… il faudra leur dire
Les mots qu’on reçoit
C’est comme des parfums qu’on respire
Il faudra leur dire
Facile à  faire

 

Sources:

www.paroles.net


papy-mamy-la-tendresse
Mamy et Papy

Tendresse


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