Archives mensuelles : mars 2018

Sainte Véronique et le « voile de la Sainte Face »


BLOG
de MAMY KT


– Mamy ne fait pas que du point de croix

Sainte Véronique est évoquée dans la sixième station du chemin de croix, bien que l’Évangile ne mentionne pas l’épisode.

Véronique par Mattia Preti

Sainte véronique et le « voile de la Sainte Face »

L’histoire de Véronique est liée à la Passion de Jésus, et plus précisément au Chemin de Croix.
Elle est une de ces femmes de Jérusalem dont Luc parle et à qui Jésus aurait adressé ses dernières paroles.
La sixième station du Chemin de Croix la mentionne.

La dévotion du « Chemin de la Croix » évoque le souvenir de cette femme qui a bravé la foule hostile pour essuyer le visage du Christ pendant sa Passion, recueillant ainsi sur son linge la Sainte Face.

Sixième station du chemin de Croix: Véronique et Jésus

Sixième station, Véronique essuie le visage de Jésus

Véronique, une des femmes qui suit Jésus, qui a compris qui il est, qui l’aime et par conséquent souffre de le voir souffrir.

À présent, elle voit son visage de près, ce visage qui avait très souvent parlé à son âme.

Elle le voit bouleversé, sanglant et défiguré, quoique toujours doux et humble.

Elle ne résiste pas.

Elle veut soulager ses souffrances.

Elle prend un linge et tente d’essuyer le sang et la sueur de ce visage.

 

Illustration: Sainte Véronique par Hans Memling (vers 1433–1494) National Gallery of Art – Washington

Une femme essuie le visage de Jésus

La tradition a donné un nom à cette femme: Véronique… car s’est développée la légende selon laquelle le visage du Christ serait resté comme imprimé sur le linge qu’elle avait utilisé.

Longtemps on a gardé plié ce linge, ne laissant voir que le visage du Christ, « véritable icône » ou représentation de celui qui donne sa vie pour nous.

  LE CHOURISTE« Le linge de Véronique ne devrait pas être confondu avec le Mandylion, linge que le Christ aurait envoyé au roi Abgar d’Edesse: le premier représente le Christ de la Passion, couronné d’épines; le second est l’image non faite de main d’homme qui a probablement inspiré les premières icônes du Christ, comme la Sainte Face (XIIe s.) conservée à la cathédrale de Laon.


La piété occidentale fait de Véronique, l’épouse de Zachée, avec qui elle serait venue en Aquitaine jusqu’à Soulac en Médoc près de Bordeaux, et Amadour en Quercy (Rocamadour) où le culte de Zachée (saint Amadour) est resté.

Parfois, dans notre vie, nous avons pu essuyer les larmes et la sueur des personnes qui souffrent.

Nous avons peut-être assisté un malade en phase terminale dans une salle d’hôpital, nous avons aidé un immigré ou un chômeur, nous avons écouté un prisonnier.
Et pour tenter de le soulager, nous avons peut-être essuyé son visage en le regardant avec compassion.

Méditation

Ce visage n’est pas le visage de la transfiguration, mais le visage défiguré,la figure d’un homme blessé, couronné d’épines, aux traits tuméfiés et sanglants,le portrait de quelqu’un qui a dit:

«II n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime».

Thérèse de l’Enfant-Jésus avait rajouté à son nom:
«Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face».
Elle contemplait si longuement le visage souffrant de Jésus qu’elle avait fini par l’imprimer dans son cœur.
Ensuite, elle savait le reconnaître dans les visages des hommes et des femmes qui souffrent, en particulier dans les pécheurs.

LE CHOURISTEPrière

Véronique, nous ne savons rien de toi, mais nous savons l’essentiel: tu es cette femme qui ne se contenta pas de regarder passer le Christ.
Tu es cette femme qui prit un linge et le passa sur son visage par tendresse et par amour.

Seigneur,
il y a toujours des visages qui ruissellent de sueur et de sang. Il y a toujours des torturés; il y a toujours des pauvres, par l’injustice et le mépris.
Il y a toujours des visages défigurés par la souffrance dans les salles des hôpitaux et dans les mouroirs, de Calcutta et d’ailleurs.
Il y a toujours des gens qui se sentent seuls et abandonnés, comme toi, Seigneur, en ta passion.

Aide-nous donc, comme Véronique, à apaiser leur douleur, à essuyer les larmes de leurs yeux.

C’est ainsi que naîtront pour eux ,dès ici-bas, des cieux nouveaux et une terre nouvelle.

Le voile se trouve parmi les reliques de Saint Pierre de Rome

Ce voile avait reçu le nom de « veronica« , contraction et latinisation de veron ‘ikon, que l’on peut traduire par « image véritable ».

Malgré les assertions infondées d’un certain nombre d’historiens et de chercheurs qui veulent à tout prix – et au mépris d’une tradition fermement établie – que l’image qui se trouve sur le linceul de Turin soit à l’origine de la « légende » de Sainte Véronique, je persiste à affirmer qu’il s’agit bien de deux images miraculeuses différentes…….

SUR CE SITE FIGURE CE TÉMOIGNAGE :

« Je suis tout à fait d’accord avec vous : le voile de Véronique, méconnu et tenu pour légendaire, est bien authentique et tout à fait distinct du Linceul de Turin.
Conservé à Rome depuis le premier siècle de notre ère, il a été offert à la vénération des fidèles, pendant des siècles, sans discontinuité, jusqu’en 1854.
Ensuite, son image s’est effacée, elle est actuellement invisible.
Néanmoins, le voile de Véronique opéra de nombreux miracles au XIX° siècle. »


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– Mamy ne fait pas que du point de croix

– « Se retournant vers les femmes qui pleuraient, Jésus dit: » Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi! Pleurez plutôt sur vous-même et sur vos enfants! »

jésus consoles les femmes– Jésus rencontre les femmes de Jérusalem

Huitième station

Les cris de la foule se font de plus rauques et violents.
Que font tous ces soldats armés jusqu’aux dents?

Marie aperçoit deux hommes qui portent une croix, deux bandits dont les crimes viennent d’être condamnés.

Marie avait rencontré, il y a longtemps, l’un de ces deux hommes: il n’était pas méchant, juste un peu faible et incapable de résister aux mauvais exemples: mais pourquoi une telle peine?
La croix se justifie-t-elle vraiment pour lui?
Marie regarde celui que nous appelons le « Bon Larron »; elle prie pour qu’il revienne à Dieu…

Le cortège des crucifiés ralentit, la foule n’est plus la même, les cris deviennent des pleurs.

Voici que des soldats amènent un homme qui se débat: c’est qu’il est impératif d’aider ‘le Roi des juifs’ à porter sa croix, sinon il n’arrivera pas vivant au lieu de la crucifixion.

En effet, « comme ils l’emmenaient, ils saisirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait de la campagne, et ils le chargèrent de la croix, pour qu’il la portât derrière Jésus. Or, il était suivi d’une grande masse du peuple et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Se tournant vers elles, Jésus dit: 

— Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants, ……   » (Matthieu 26, 26 à 31)

ILS L’ONT DIT SUR LE NET

À la vue de ces femmes qui pleuraient sur son sort, Jésus fut sans doute bien touché, et il dût leur en être reconnaissant.
Mais il vit en même temps qu’elles s’affligeaient de ses souffrances, sans songer aux péchés des hommes qui en étaient la cause.

Leur douleur était toute naturelle, un effet purement nerveux, peut-être, et elles étaient loin de penser que c’était pour leurs propres fautes et pour les crimes de leur nation et du monde entier que Jésus allait mourir.

Le divin condamné veut les éclairer, et leur adresse cette leçon, que nous avons nous-mêmes méritée tant de fois :

« Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants ! »

Cette scène pleine d’enseignements est une des plus fréquentes dans la vie.

Nos âmes sont des filles de la Jérusalem céleste ; et quels sont les maux qui les attendrissent et les font pleurer ? Ce sont les maux purement temporels et elles restent insensibles aux maux spirituels. Les spectacles de la souffrance, de la misère, de la maladie, de la mort, les émeuvent jusqu’aux larmes ; et elles regardent d’un œil sec les révoltes contre Dieu, les crimes, les immoralités, les scandales. Que dis-je ? Les scandales les amusent, et elles ne s’affligent pas même sur leurs propres misères morales et sur leurs fautes sans nombre !

Ô Jésus, faites-moi comprendre de plus en plus que, parmi tous les maux qui affligent l’humanité, le plus digne de nos larmes est le nombre et l’énormité des péchés que nous commettons contre vous.


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PEINTURE : La Cène de Léonard de Vinci

L’ART ET
LA PALETTE AUX CHOUX

Par Chou Blanc

Il y a parfois des jours où vos doigts se conduisent comme des pinceaux sur votre clavier et sont attirés par la lumière qui rayonne d’un tableau et là vous vous laissez emporter à vouloir la partager avec le plus grand nombre…. presque à les inviter à rompre le pain si  quotidien….

Détail

La Cène de Léonard de Vinci est une fresque murale qui représente le dernier repas de Jésus Christ avec ses douze apôtres le soir du jeudi saint, juste avant d’être arrêté par les Romains.
Soir, qui n’est autre que la veille du jour de sa crucifixion. On retrouve de gauche à droite les douze apôtres entourant Jésus: Barthélemy, Jacques le Mineur, André, Judas, Pierre, Jean, Jésus, Thomas, Jacques le Majeur, Philippe, Matthieu, Thaddée et Simon.

Considérée par les Chrétiens comme un des piliers de la foi chrétienne, elle représente la commémoration d’institution de l’Eucharistie. L’Italie étant le berceau du catholicisme, les souverains de l’époque, les Sforza, envisageaient de faire du couvent de la Sainte Marie Des Grâces un mausolée.
Ainsi, le jeune duc, Ludovic Sforza fit appel aux services de Léonard De Vinci et quelques autres artistes peintres pour décorer la chapelle, le réfectoire et certaines pièces du couvent.
Et c’est ainsi qu’en 1494, Léonard commença son chef-d’œuvre.

Que s’est-il passé lors du dernier repas de Jésus (la cène) ?


La dernière cène  Extrait de Jésus de Nazareth de Zeffirelli
Au cours du repas, Jésus prit du pain et, après avoir remercié Dieu, il le partagea et le donna à ses disciples ; il leur dit : « Prenez et mangez, ceci est mon corps. » Il prit ensuite une coupe de vin et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna en disant :
« Buvez-en tous, ceci est mon sang, le sang pour [signer] le pacte. Il sera versé pour la multitude et pour le pardon des péchés. Je vous le déclare : désormais, je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où, avec vous dans le Royaume de mon Père, je le boirai nouveau. Après avoir chanté le chant religieux, ils s’en allèrent à la colline des Oliviers. »

 

La Cène, peinte par le génie et l’illustre Léonard de Vinci, fait une longueur de 8,80m sur 4,60m de hauteur.
Elle a été peinte sur l’un des murs du réfectoire du couvent de la Santa Maria delle Grazie, un couvent Dominicain situé à Milan, en Italie.

Il semblerait que Léonard de Vinci se soit inspiré de l’œuvre d’Andrea Del Castagno qu’il aurait vu à Florence peu avant de réaliser son chef-d’œuvre.
Mais étant lui-même un grand observateur des écrits bibliques, il a su capter l’essence-même du moment où Jésus annonça à disciples que l’un d’eux allait le trahir. La réalisation de cette peinture, commanditée par le duc Milan, Ludovic Sforza, lui a pris alors quelques années.
Il l’a entamé vers 1494 ou 1495 et ne l’achève qu’en 1498. Pressé par le chancelier de Milan et le prieur, qui lui demanda d’accélérer la cadence, il n’en fit rien et s’est même défendu devant le duc, le même qui a fait construire notamment l’Abside ou encore le Turion où repose son épouse, Béatrice d’Este.

 

Quant à Léonard de Vinci, il s’est vu partager entre deux œuvres dont Il Cavalli et la Cène qui nous intéresse. Comme d’usage, la Cène a été peinte dans le réfectoire du couvent. Une scène de repas dans un réfectoire n’est pas hors de propos.
Après toutes les intempéries et les siècles qu’elle a traversé, la Cène y est encore pour ravir les yeux des visiteurs et des amateurs d’art.
À cette époque, à la renaissance, l’on n’avait encore jamais entendu parler de 3D, mais en observant la Cène, on aurait dit que Léonard de Vinci en est le précurseur.
Un trompe l’œil sur le plafond prolonge la salle.
Grâce aux techniques appliquées, souvent, les visiteurs qui se retrouvent directement en face de la fresque se croient être devant des statues ou encore ont le sentiment de se trouver à cette même table. On a cette impression que le regard de Jésus nous suit qu’importe l’emplacement par rapport au mur. Notre génie a centré ses dessins sur Jésus.

Pour ce qui est de la technique de peinture utilisée par Léonard de Vinci pour La Cène, notre génie a opté pour la « tempera » (appelée également détrempe).
Commençant avec une fine couche préparatoire sous les esquisses, il enduit la terre rouge de carbonate de calcium et de magnésium. Pour la dernière étape, l’imprimatur a fait ressortir les couleurs.
En finition, il applique une émulsion d’œuf et d’huile dont on en est moins sûr (la tempera proprement dit).
Mais cette technique a une faille, celle de ne pas résister à l’humidité. La Cène, une fois terminée, fut par la suite, par tradition, peinte dans de nombreux monastères.

Quelques années après son achèvement, l’humidité a eu raison de la fresque de La Cène. Antonio da Beatis a déclaré en 1517 qu’elle était en état de dégradation à cause de l’humidité pour cause de malfaçon en faisant sans doute référence à la technique que Léonard de Vinci a choisi.
Et au fil des siècles, l’œuvre a été mainte et mainte fois maltraitée. Les occupants du monastère ont jugé bon de poser une porte pour faire communiquer le réfectoire et la cuisine, gâchant totalement la partie basse du chef-d’œuvre.
Par suite, la même salle a servi d’écurie à l’armée napoléonienne et cerise sur le gâteau, le monastère a été bombardé.
Par le plus heureux des hasards, le mur est resté intact.

Entre temps, certaines mesures ont été prises pour restaurer et préserver la fresque.

La première de ces mesures a eu lieu en 1726 par Michelangelo Bellotti. Mais apparemment, cette intervention aurait empiré son état.
En 1770, Giuseppe Mazza a tenté de réparer les dégâts. Stoppé en plein travail, il n’a pu rien faire. Andrea Appian et Bernardino Luin tentèrent à leur tour de la détacher sans mais sans succès.

En 1901, Luca Beltrami et Luighi Cavenaghi ont utilisé une technique plus moderne, la photographie mais ne parvenant pas à leur fin Oreste Silvestri est entré en jeu peu avant le bombardement du couvent.
Mauro Pellicioli a aussi tenté de raviver la Cène mais après une première intervention avant 1901, Pinin Brambilla Barcilon est revenu à la charge.
Sa campagne a durée plus de 20 ans, de 1978 à 1999. En total, il y a eu pas moins de 5 interventions pour tenter de rendre sa jeunesse à l’œuvre de Leonard de Vinci.

De par sa symbolique La Cène fut copiée et très souvent parodiée voire revisitée d’où les travaux de ceux qui essayent de recenser petit à petit les différentes versions de La Cène.

copie par l’Atelier de GIAMPIETRINO, La Cène, vers 1520, huile sur toile, 424 x 802 cm, Tongerlo, Da Vinci-Museum.

SOURCE :
http://www.lacene.fr/la-cene-de-leonard-de-vinci.html

Chou Blanc

 

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