Archives mensuelles : janvier 2018

FABLE: Les Deux Mulets

logo mamy raconte aux pitchousALLEZ MAMY…! RACONTE….! est une série pour les petits et les grands enfants..!
Dans la Chouette ma Mamy se transformera, cet hiver, en conteuse au bord du feu…. Préparez les buches….. conservez vos braises on va faire griller les châtaignes

Pour les autres ….??
Ben..! Rêvez…..! Vous sentirez très vite les odeurs de la grillade , la chaleur du feu de bois, vous entendrez l’écorce crépiter….. et vous verrez au milieu des flammes…. la fantasmagorie de l’imaginaire…
ça y est..
Vous tenez le soufflet bien en main….?
Oui.. !

Aujourd’hui c’est une fable  :
Les deux mulets

logo mamy turlututu smallMes chers enfants moi aussi j’avais une grand mère qui, comme moi, aimait à raconter des histoires à la choupinette que j’étais en ce temps là….!

Elle se plaisait à me parler d’histoires qui m’aidaient à mieux me connaitre ou à découvrir le monde ..
je me rappelle de ce jour où elle m’a expliqué, une gravure de Gustave Doré à la main, la fable des deux mulets…..

– ALLEZ.. ACTION Mamy raconte..!

Raconte nous ce que tu as entendu ce jour là…..

 

Je voudrais tout d’abord vous parler des illustrations qui sont des  gravures anciennes et vous dire qui était GUSTAVE DORÉ

Gustave Doré,  est un illustrateur, graveur, bédéiste, peintre et sculpteur français. Il a connu la reconnaissance internationale de son vivant.
Parmi ses ouvrages illustres il faut signaler celui sur
Jean de La Fontaine : Fables, 1868, 248 illustrations . Paru aux éditions Hachette dès novembre 1866 et vendu en 60 « livraisons » à raison d’une livraison de 16 pages par semaine pour 50cts

– Va pour Gustave Doré …! Mais c’est quoi des mulets ?

logo mamy turlututu small– Le mulet et la mule sont de la famille des équidés……
avec pour parents un âne et une jument

Les Deux Mulets

LE CHOURISTE
Phèdre, né vers 14 av. J.-C. et mort vers 50 apr. J.-C., est un fabuliste latin.
À peu près le tiers de son œuvre est repris d’Ésope dont il adapte les fables ; mais les deux autres tiers sont issus de son imagination.
Tout comme son prédécesseur, Phèdre raconte des histoires d’animaux, mais il met en scène aussi des personnages humains et parmi ceux-ci Ésope.
Au total, il composera 5 livres de fables.​
La fable « les deux Mulets » est la quatrième du premier Livre de fables choisies et mises en vers par Jean de La Fontaine. Elle a été publié dans le premier recueil en 1668.

Cette fable est inspirée de celle de Phèdre ( voir ci-contre) Intitulé :
« Les mulets et les voleurs ». La morale de cette fable est que la vanité et l’orgueil ne sont pas toujours récompensé.

 En voici le texte « Deux mulets chargés chacun d’un pesant fardeau marchaient ensemble dans un même chemin. L’un portait des sacs d’ argent, l’autre d’orge. Ce premier, comme portant un fardeau si riche, marchait la tête levée, secouant et faisant retentir la clochette qu’il avait à son cou. L’autre le suivait derrière, marchant à petit pas et à petit bruit. Cependant des voleurs qui étaient en embuscade viennent tout d’ un coup fondre sur eux, et parmi le choc et la tuerie, percent ce premier mulet à coups d’épée, pillent tout l’argent qu’il portait, et laissent l’ orge de l’autre comme étant de nul prix. Celui donc qui avait été volé déplorant son malheur, l’autre lui dit «Certes, je me réjouis du mépris qu’on a fait de moi, puisque je n’ai rien perdu et que je n’ai pas été blessé. »

Les Deux Mulets

Deux Mulets cheminaient, l’un d’avoine chargé,
L’autre portant l’argent de la Gabelle.
Celui-ci, glorieux d’une charge si belle,
N’eût voulu pour beaucoup en être soulagé.
Il marchait d’un pas relevé,
Et faisait sonner sa sonnette :
Quand l’ennemi se présentant,
Comme il en voulait à l’argent,
Sur le Mulet du fisc une troupe se jette,
Le saisit au frein et l’arrête.
Le Mulet, en se défendant,
Se sent percer de coups : il gémit, il soupire.

« Est-ce donc là, dit-il, ce qu’on m’avait promis ?
Ce Mulet qui me suit du danger se retire,
Et moi j’y tombe, et je péris.

Ami, lui dit son camarade,

Il n’est pas toujours bon d’avoir un haut Emploi :
Si tu n’avais servi qu’un Meunier, comme moi,
Tu ne serais pas si malade. « 

 Jean de la Fontaine

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– FLONFLON toi qui va au lycée explique leur la morale de cette fable…

– Eh toi FOURNIQUET sort des jupes de ta soeur…!!!!!

– Eh bien voilà….

« Cette fable explique qu’un poste noble, à responsabilités comporte des dangers.
L’âne qui portait les objets de valeur en était fier et manquait d’humilité; il « faisait sonner sa sonnette ».
Il a attiré de ce fait l’attention des brigands qui s’en sont pris à lui justement en raison de sa charge d’argent.

L’âne chargé d’argent n’a pas pensé qu’il pouvait y avoir un revers à la médaille; certes son chargement est précieux, mais il l’expose. aux dangers.


L’âne chargé d’avoine a une charge modeste, il est donc moins menacé que son compagnon.

La moralité est qu’un poste à responsabilité rend vulnérable aux dangers. Il est certes flatteur pour qui en est pourvu mais il expose à des risques et à l’attention parfois malveillante d’autrui.
Il faut aussi se défier de mépriser quelqu’un qui a un poste moins important car tout le monde ne souhaite pas avoir de responsabilités.
A la gloire de la tâche, il est parfois préférable d’opter pour la discrétion et la modestie qui sont garantes d’une certaine forme de tranquillité.

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RETRO : C’est une récap des histoires déjà racontées….

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COUP DE GUEULE : Attention aux extensions de garantie..!


CHOU DE GUEULE

Maintenant que les érections sont passées, je peux parler de ce qui m’hérisse le poil ( pas de carotte)…!
Pondérez mes propos par le fait que je viens d’acheter mon nouveau frigo avec un contrat d’extension de  garantie en béton  (armé…  de nombreux euros) juste avant de lire cet article de 60 millions de CON sommateurs
– OH le con  – Faites pas comme lui… Lisez

Attention aux extensions de garantie..!

Fourguer des services liés devient pour les vendeurs d’électroménager et d’informatique le passage obligé pour garder leur emploi.

LES RAISONS DES ENSEIGNES

UN BUSINESS LUCRATIF

Les enseignes d’électroménager et d’informatique (Darty Fnac Conforama et d’autres )  font un nouveau business très lucratif en vous proposant une extension de garantie pour vous protéger des pannes…!!!

Cette technique est devenu un axe de développement crucial pour les enseignes traditionnelles qui voient leur marché menacé par la concurrence croissante des distributeurs en ligne sur internet.
Selon une source comptable proche de la CGT, ces services liés représentent au moins 7 % du chiffre d’affaires de la Fnac, soit autant que les ventes de l’enseigne sur sa plateforme Internet.
On mesure mieux l’enjeu….!

LES RAISONS DES VENDEURS

RÉALISER DE BONNES VENTES NE SUFFIT PLUS

Après quinze ans d’ancienneté chez Conforama, ce salarié, que nous appellerons Julien, réalise le meilleur chiffre d’affaire de son magasin. Mais sa motivation est aujourd’hui anéantie.
Il vient de recevoir un courrier de sa direction:
« Nous ne pouvons accepter votre insuffisance de résultats … nous vous mettons en garde contre une absence de réaction significative de votre part sur le sujet. .. »
Sa faute? Le courrier la précise:
ses ventes d’extensions de garantie ne représentent que 0,70 %
son chiffre d’affaires, alors que les objectifs sont à 1,6 %.

Un rappel à l’ordre dont il redoute la suite possible:
une éventuelle convocation préalable à un licenciement pour insuffisance professionnelle …

LES VENDEURS QUI FOURGUENT RÉCOMPENSÉS….
600 € DE PRIME AU RAYON INFORMATIQUE

Pas étonnant, donc, qu’à La Fnac chaque vendeur voit ses primes indexées quasi intégralement sur ses ventes de services liés, principalement les extensions de garantie.
Selon une déléguée syndicale,un vendeur au rayon informatique toucherait en moyenne
600 € par mois de prime,contre une cinquantaine pour un libraire, ce dernier n’ayant
pas l’opportunité de placer des extensions de garantie!

Chez Darty, les vendeurs perçoivent un minimum fixe de 700 à 900 € par mois selon leur ancienneté et grade. Pour le compléter, il faut vendre.
Des aspirateurs et des téléviseurs, mais surtout sans oublier l’extension de garantie …

« On peut estimer l’intéressement des vendeurs entre 0,5 et 1 % de leur chiffre d’affaire..! Bien sûr, si le total du minimum fixe et des primes n’atteint pas le montant du Smic, Darty verse le différentiel. Mais si vous n’ êtes pas dans ce cas vous ne faites pas long feu dans l’entreprise », dit un délégué syndical CGT.


– La carotte et le bâton, donc.

Atteindre ses objectifs de vente à coup d’extensions de garantie distribuées souvent de façon déloyale, c’est le passage obligé pour garder son emploi.

Selon les experts, les probabilités de pannes survenant sur des appareils neufs sont très faibles.

Les vendeurs ne manquent pas d’alerter le client sur le manque de fiabilité prétendument de plus en plus grand des appareils – des affirmations qui sont très loin d’être prouvées.

Les observations faites par certains experts tendent à montrer que les probabilités de panne sont très faibles lorsque le produit est neuf.
Ancien lobbyiste des fabricants de téléviseurs, Bernard Heger, dans son ouvrage consacré à la fiabilité des produits électroménagers et technologiques (1) indique ainsi que le taux de panne est de 2 % lors de la première année des produits. Il s’agit de pannes apparaissant vite à l’usage, dues à un défaut sur la chaîne de montage ou d’un composant de mauvaise qualité.
Or, à ce stade, la réparation d’une telle panne est couverte gratuitement par la garantie légale.

À l’issue de la première année, le taux de panne plafonne à 1 %.

La courbe ne remonte ensuite qu’après cinq ans ou plus, quand les pannes liées à l’usure commencent à se manifester. Cinq ans, c’est précisément la durée la plus longue des garanties commerciales !

Autrement dit, le contrat extension de garantie vous assure pour un risque très marginal,

Sachant qu’une réparation est souvent possible contrairement aux allégations des vendeurs, et parfois pour un coût inférieur au prix de la garantie, à condition de faire appel à un réparateur indépendant !

 

– À bon,entendeur …

LE CONSEIL DU CHOU

y a-t-il un droit de rétractation?

En magasin, une fois que vous avez accepté et payé une garantie commerciale pas question de revenir sur votre décision.
Sauf si le contrat le prévoit.
C’est par exemple le cas à La Fnac.

En revanche, si vous achetez sur Internet vous bénéficiez d’un délai de 14 jours pour changer d’avis.
Le distributeur en ligne doit alors vous rembourser le prix de l’extension dé garantie

 

(1) référence du livre :
« De l’obsolescence programmée, du recyclage insuffisant et de toutes ces
sortes de choses »,
éditions Atlante, 15 €, 2015.

SOURCE :
60 millions de con sommateurs
décembre 2017 enquête de
GILLES MANDROUX


CHOU DE GUEULE

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Le Bal des ardents une brulante mascarade….

 

LE BLOG CHAUD BRULANT
DU  POTE OFEU

Le Bal des ardents du
28 JANVIER 1393 fut
une brulante mascarade….



Déjà très fragile mentalement, le monarque Charles VI sombre définitivement dans la folie après cet épisode….

Le Bal des ardents ou Bal des sauvages désigne la conséquence malheureuse d’un charivari (aussi appelé momerie) organisé dans le but de distraire le roi de France Charles VI le . Le spectacle tourne à la tragédie lorsque quatre membres de la noblesse périssent dans l’incendie causé par une torche apportée par Louis, duc d’Orléans, frère du roi. Seuls Charles et l’un des danseurs en réchappent. Déjà très fragile mentalement, le monarque sombre définitivement dans la folie après cet épisode. L’événement achève de saper la crédibilité du souverain dans sa capacité à assurer le gouvernement du royaume. L’incident, qui témoigne de la décadence de la cour, suscite la colère des Parisiens qui menacent de se rebeller contre les régents et les membres les plus importants de la noblesse. L’indignation de la population contraint le roi et son frère, le duc d’Orléans, qu’un chroniqueur contemporain accuse de tentative de régicide et de sorcellerie, à faire pénitence à la suite de l’évènement.

L’épouse de Charles, Isabeau de Bavière, avait organisé le bal en l’honneur du remariage de l’une de ses dames de compagnie. Les universitaires considèrent qu’il pourrait s’agir d’un charivari traditionnel, au cours duquel les danseurs sont déguisés en sauvages, créatures mythologiques couramment associées à la démonologie, et représentées au cours de la période médiévale en Europe, et documentées lors des festivités de l’époque des Tudor en Angleterre.

L’événement est rapporté par plusieurs écrivains contemporains tels que Michel Pintoin et Jean Froissart, et illustré dans plusieurs enluminures, comme celles du Maître d’Antoine de Bourgogne, au XVe siècle.

L’Histoire des ducs de Bourgogne de la maison de Valois, nous apprend que :
« la reine mariait une dame allemande de sa maison qu’elle honorait de toute sa faveur ; on dansa tout le jour. Il y avait un écuyer de l’hôtel, nommé Huguet de Guisay, que le roi avait fort en gré, parce qu’il était grand inventeur de toutes sortes d’amusements ; mais les hommes sages le méprisaient beaucoup, car il corrompait toute la jeunesse de la cour et lui enseignait mille débauches. Vers la fin de la soirée, ce sire de Guisay imagina une mascarade.

« La mariée étant une veuve, sa noce, selon l’usage, était une sorte de charivari, et tout s’y passait en joyeux désordres. Le roi, quatre jeunes chevaliers, et Huguet de Guisay, se déguisèrent en sauvages. Ils s’étaient fait coudre dans une toile de lin qui leur dessinait tout le corps. Cette toile était enduite de poix-résine pour faire tenir une toison d’étoupes de lin qui faisait paraître ces sauvages velus de la tête aux pieds. Ils entrèrent en criant et en dansant, conduits par le roi et masqués de manière à n’être pas reconnus ; on avait fait défendre que personne ne se promenât dans la salle en portant des torches ou des flambeaux.


Le roi courut tout de suite à sa jeune tante, la duchesse de Berry, pour la tourmenter, et les autres masques divertissaient l’assemblée par leurs danses et leurs contorsions. »

Chacun se creusait l’esprit à deviner qui ce pouvait être. Le duc d’Orléans voyant ces toisons d’étoupes, imagina, sans penser à mal, que si on y mettait le feu les dames auraient grand peur de voir courir par la salle des sauvages tout embrasés. Le duc d’Orléans prit donc une torche et s’approcha : les cinq sauvages se tenaient ensemble en dansant ; au même instant ils furent tout en flamme. Rien ne pouvait les sauver ; la toile était cousue, la résine rendait la flamme plus tenace et plus dévorante.

Personne n’avait le temps ni le moyen de leur porter secours. Un cri d’horreur remplit la salle, et se mêla aux cris que la douleur arracha à ces malheureux. « Sauvez le roi », criaient-ils ; et bientôt toute l’assemblée fut dans le doute si le roi n’était pas de ceux que la flamme dévorait.
La reine, qui était la seule dans le secret de ce déguisement, tomba sans connaissance.
Ce n’était de toutes parts que clameurs, sanglots, désordre, épouvante.

La duchesse de Berry pensa bien que c’était le roi qui était auprès d’elle. Elle le retint, l’empêcha de bouger :

« Restez, dit-elle, vous voyez que vos compagnons sont en flammes » ; et elle le couvrit de sa robe pour qu’aucune étincelle ne tombât sur ce misérable travestissement.

Il courut ensuite rassurer la reine.

Représentation du Bal des ardents. Miniature attribuée à Philippe de Mazerolles, tirée d'un manuscrit des Chroniques de Froissart

Représentation du Bal des ardents. Miniature attribuée à Philippe de Mazerolles, tirée d’un manuscrit des Chroniques de Froissart

Des cinq compagnons de la mascarade royale, un seul se sauva :

Il eut la présence d’esprit, dès le premier instant du danger, d’aller se jeter dans une cuve où l’on faisait rafraîchir les bouteilles ; les autres périrent dans des douleurs inouïes.
La mort d’Huguet de Guisay fut regardée comme un juste châtiment de Dieu pour son atroce cruauté et sa licencieuse conduite.
Le duc d’Orléans reçut une sévère réprimande de ses oncles ; il promit de se réformer et fit bâtir en expiation une chapelle dans l’église des Célestins.

Le peuple témoigna une indignation générale contre les mœurs légères et corrompues d’une cour qui compromettait, avec tant d’imprudence, le sort du royaume.
Il demanda à voir le roi sur-le-champ pour s’assurer que sa vie était sauve.
Le lendemain, une procession solennelle eut lieu de la porte Montmartre à l’église Notre-Dame. Le roi y parut à cheval ; le duc d’Orléans, les ducs de Bourgogne et de Berry le suivirent les pieds nus.
À peu de temps de là, Charles VI retomba dans de nouveaux accès de démence plus complets et plus longs que le premier : les grands malheurs de la France commencèrent.


SOURCES :

wikipedia
https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2346

POTE OFEU

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