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LES SYMBOLES : Le coq … ce symbole solaire..!

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La nouvelle série sur les symboles cherchait une plume nous l’avons trouvée avec ALAIN FINI qui assurera cette rubrique dans les mois à venir.
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Il lui fallait une logo qu’a cela ne tienne notre dessinateur CATALA le lui a donné.
Il l’a même flanqué d’un compagnon de route…
SAINT BOL un pèlerin inclassable et capable d’aller de l’alpha à l’oméga des symboles…. Ne cherchez pas plus longtemps il ne figure pas au calendrier.. mais il porte chance…
A condition d’avoir du bol.


LE COQ

Le nom du coq provient de la racine celtique kog, qui signifie rouge.
Le rouge est la couleur de l’aurore et de la planète Vénus.
Il symbolise le passage entre les ténèbres et la lumière . Coq et soleil sont étroitement liés dans l’esprit des hommes.
C’est à l’appel du coq que le soleil se (re)lève. Il annonce la résurrection quotidienne de l’astre du jour et préside à la défaite des ténèbres.

                                    DES COQS ET DES DIEUX

Le coq est un oiseau sacré chez de nombreux peuples pour les raisons évoquée plus haut. Il est l’attribut de Mercure chez les Romains, Pour eux, le jour commence vers le milieu de la nuit, ad gallicinium, c’est-à-dire au chant du coq.

Le coq est aussi l’assistant d’Asclépios (Esculape), le dieu de la médecine, et devient l’un de ses attributs, avec le caducée. Dans les représentations antiques, on opposait souvent le coq guérisseur au serpent dispensateur du mal

Au deuxième siècle de notre ère, Lucien  rapporte ce mythe (narration de Micylle) :

Pourquoi le Dieu Mars se met en colère contre Alectryon, et pour le punir, le change en oiseau qui porte encore sur la tête l’aigrette de son casque….

«(…) Un jeune homme nommé Alectryon était l’ami de Mars, son compagnon de table et d’ivresse, le confident de ses amours. Toutes les fois que Mars allait voir Vénus, sa maîtresse, il emmenait avec lui Alectryon, et comme il craignait surtout d’être aperçu par le Soleil, qui n’aurait pas manqué d’avertir Vulcain, il laissait le jeune homme en sentinelle à sa porte pour lui annoncer quand paraîtrait le Soleil. Un jour Alectryon s’endort et trahit son mandat sans le vouloir. Le Soleil, en tapinois, surprend Vénus et Mars qui reposent sans inquiétude, se fiant à la vigilance d’Alectryon s’il survenait quelqu’un. Puis, il va prévenir Vulcain qui enveloppe les deux amants dans les filets qu’il avait depuis longtemps préparés. Aussitôt après sa délivrance, Mars se met en colère contre Alectryon, et pour le punir, le change en oiseau qui porte encore sur la tête l’aigrette de son casque. Depuis ce temps, pour vous justifier auprès de Mars, quoique cela soit inutile, vous chantez longtemps avant le lever du soleil et vous annoncez qu’il va paraître.»

 

                        Des coqs et des saints

De nombreux Saints ont  pour attribut un coq ou ont vécu un épisode de leur vie avec lui ….

Saint Guy ou Vit,  évoquait au Moyen Âge, l’ardeur, la virilité du coq. Saint guérisseur, on l’invoquait surtout pour l’épilepsie et la chorée, aussi appelée danse de Saint-Guy.

Sainte Odile, qui avait été miraculeusement guérie d’une cécité. On l’invoque pour la même raison, c’est-à-dire pour recouvrer la lumière du jour, tel le coq.

Saint Pierre, à cause du reniement trois fois exprimé avant le chant du coq.

Auteur : Duccio di Buoninsegna (vers 1255-vers 1319) Tandis que le Christ est frappé devant Caïphe, Pierre le renie pour la troisième fois face à la servante qui lui propose d’entrer. Le coq apparaît pour signifier qu’il s’agit du dernier reniement.

Saint Jacques le majeur, protecteur des chemins de Compostelle. Le coq rappelle le miracle du pendu dépendu :

Saint Dominique de la Calzada, accompagné d’un coq blanc. Miracle du pendu dépendu.

Une famille de pèlerins, père, mère et fils, sur le chemin de Compostelle, s’arrête pour une nuit à Santo-Domingo où l’on vénère saint Dominique de la Calzada. A l’auberge, le fils refuse les avances d’une employée de la maison qui, vexée, décide de se venger. Elle glisse dans la besace du jeune homme une coupe et un couvert d’argent et l’accuse de vol après le départ des trois pèlerins. Le fils est rattrapé, jugé, condamné à mort. Pendant ce temps, les parents ont poursuivi leur pèlerinage. A leur retour, voulant retrouver le corps de leur fils, ils le découvrent vivant, sous la potence, soutenu par saint Jacques en personne. Ils courent chez le juge, lui raconte cette histoire qui est une preuve de l’innocence de leur fils. Mais le juge ne les croit pas. Le magistrat était attablé et dégustait un coq rôti. Il dit : « Je vous croirais quand ce coq chantera ». Le coq se dresse alors sur ses ergots et se met à chanter. Le jeune homme est immédiatement innocenté

                   Le coq emblème de la France

L’idée d’un coq emblème des gaulois est relativement récente.

Ce sont les Romains qui ont nommé l’habitant de la Gaule gallus (gaulois), mot qui signifie aussi coq. Jules César dans sa Guerre des Gaules compare la vaillance du coq protégeant farouchement sa basse-cour à la fougue des guerriers gaulois .

Mais il faut attendre la fin du Moyen Âge pour voir les souverains français accepter le coq comme emblème de leur courage et de leur vigilance, et c’est seulement à partir de la Renaissance que le coq personnifie la Nation française remplaçant les animaux royal et impérial que sont le lion et l’aigle.

Coq de clocher

Le coq au sommet du clocher des églises est appelé « cochet ». Il fait souvent office de girouette et indique la direction du vent.
Mais sa véritable fonction va bien au-delà d’une simple indication météorologique. Attesté depuis le début du VIe siècle par saint Eucher , son rôle est de désigner les églises orientées — orientées : tournées vers l’orient, le soleil levant, l’Est —. Si l’édifice n’est pas tourné vers l’Est pour un motif particulier, le coq est absent du clocher.


Il est remplacé, par exemple, par une étoile ou un croissant de lune, ou encore par un globe ou un soleil flamboyant.
Ainsi l’étoile indique que l’église a été bâtie dans l’axe d’une étoile fixe ou d’une planète. Mais ces exceptions sont relativement rares car, selon la règle, tout édifice religieux chrétien doit avoir son maître-autel dirigé vers le point de l’horizon où le soleil apparaît le jour de la fête du saint patron auquel il est dédié.
Si l’église est orientée, elle aussi, vers l’Est, le maître-autel est placé dans l’axe de la nef.
Si le sanctuaire n’est pas orienté vers l’Est, le maître-autel est décalé afin qu’il soit dirigé dans la bonne direction.

 

SOURCE :
le dictionnaire des symboles

 

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