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PEINTURE : le dernier tableau de Léonard de Vinci


LART ET LA PALETTE AU CHOU
SÉRIE:
LEONARD DE VINCI

LES GÉNIES AUX PIEDS D’ARGILE


Aujourd’hui pour la sainte Anne, nous analyserons les faiblesses de ce génie à travers sa dernière œuvre qui témoigne de l’homme tourmenté ….

La Vierge à l’Enfant avec sainte Anne

Chef-d’œuvre inachevé de Léonard de Vinci :
La Vierge à l’Enfant avec sainte Anne -musée du Louvre

Le début de la lente et complexe genèse du tableau remonterait à 1501…. Léonard de Vinci ne cessa ensuite de perfectionner cette composition ambitieuse, qu’il laissa inachevée à sa mort en 1519.

l’Esquisse de composition,magnifique carton de la National Gallery de Londres  illustre, entre autres, cette longue méditation et rend compte des différentes solutions successivement envisagées par le maître.

Ce tableau était peut-être destiné à Louis XII roi de France, en l’honneur de son épouse Anne de Bretagne, mais on n’en est pas sûr. Il est possible que Léonard l’ait entrepris pour lui-même.

Dans cette esquisse Jésus est représenté aux côtés de saint jean baptiste qui disparaitra au profit de l'agneau dans le tableauElaboré à Florence à travers de nombreux dessins et cartons, poursuivi à Milan entre 1508 et 1513, il est resté inachevé et non livré.
Léonard l’a emporté en France avec lui quand il a été invité en France par François I, mais le tableau n’est, semble-t-il, entré dans les collections royales que sous Louis XIII.

En haut Sainte Anne, puis sa fille la Vierge Marie qui tente, d’un geste à la fois affectueux et inquiet, de retenir son fils Jésus attiré par le sacrifice, représenté par l’agneau. L’art de Vinci tient à sa capacité à représenter l’ambivalence. Jésus veut jouer avec l’agneau, qui est sa mort. La Vierge sait que ce sacrifice est inévitable, mais elle ne peut pas s’empêcher d’essayer de le retenir. Anne, qui représente aussi l’église ou la religion, retient sa fille : la Passion et la Rédemption ne peuvent qu’advenir

 LÉONARD DE VINCI CE GÉNIE AUX PIEDS D’ARGILE
Freud part à la découverte de Léonard de Vinci….

Le 17 octobre 1909, en revenant des Etats-Unis, où il avait mené avec succès certaines conférences sur la psychanalyse, Freud écrivait à Jung, qui était alors son ami et confident, en plus d’être son disciple : « le mystère du caractère de Léonard de Vinci est devenu soudain transparent… » au point d’annoncer son projet d’utiliser la nouvelle science pour une recherche biographique. Plus tard, il déplorait les difficultés rencontrées à cause du manque d’informations concernant la vie privée et surtout l’enfance du génie.
Cela l’amènera à la rédaction d’un essai tourmenté et contesté

LEONARD VU PAR SES CONTEMPORAINS

L’essai s’éfforce de reconstruire l’image de Léonard comme elle avait été décrite par ses contemporains, en lui donnant une vérité psychologique.
« Grand et bien proportionné, avec un beau visage et une force physique exceptionnelle, fascinant dans ses manières d’être, extrêmement éloquent, serein et affable avec tous : il aimait la beauté des choses qui l’entouraient, il revêtait volontiers de fastueux vêtements et il appréciait le raffinement dans toutes les choses de la vie… à une époque où tout individu cherchait à conquérir le plus grand espace possible pour son activité personnelle, ce qui ne pouvait pas se faire sans développer une agressivité envers les autres, il se distinguait par sa tranquillité et sa quiétude, et pour l’attention qu’il portait à éviter toute hostilité ou désaccord. Il était bienveillant et aimable avec tout le monde, il refusait à ce qu’il paraît de manger de la viande, car il estimait qu’il n’était pas juste d’ôter la vie aux animaux et éprouvait un plaisir singulier à rendre leur liberté aux oiseaux qu’il achetait au marché… »

Ses expériences

Toutefois ce Léonard docile, affable et bien vêtu n’hésite pas à découper des cadavres, acte qui en à son époque était perçu comme un sacrilège, pour mieux comprendre le fonctionnement du corps humain ; il refuse l’inactivité répétée des anciens pour faire lui-même ces expériences scientifiques, parvenant même à constater, avec un bon siècle d’avance sur Galilée, que le soleil est immobile. Et puis et c’est sans doute là que se trouve la plus évidente contradiction de son caractère, Léonard est imprévisible et capricieux, surtout en ce qui concerne son activité picturale, qui officiellement lui donnait le revenu pour vivre.
Méticuleux et jamais satisfait de son oeuvre, à la fin il ne prenait le pinceau que de mauvaise grâce, se tournant au contraire de plus en plus vers l’étude des plantes, des venins, d’inutiles et couteuses machines volantes… accusé de rapport incestueux avec son maître, Verrochhio, et acquitté par la suite, il reste une zone d’ombre dans son histoire personnelle, dans ses rapports décidément très affectueux avec ses magnifiques élèves-modèles, choisis tous pour leur prestance physique, indépendamment de toutes aptitudes professionnelle.

Léonard étonne par son chaste refus de la sexualité

Effectivement dans cette période de sensualité effrénée et obscure, Léonard étonne par son chaste refus de la sexualité en elle-même, et parla sereine asexualité de ses personnages : enfants joufflus, jeunes hommes d’une rare beauté, mère extasiées dans la contemplation de leur progéniture…
Sainte Anne et la vierge, confondue en une curieuse étreinte, figure qui dans les dessins préparatoires fait même l’effet d’un monstrueux tronc doté de deux têtes, est le seul couple représenté ; jamais un baiser encore moins deux amoureux.

Dans cette esquisse Jésus est représenté aux côtés de saint jean baptiste qui disparaitra au profit de l'agneau dans le tableau

Selon Freud on ne peut parler ni de véritable homosexualité, ni de névrose, mais d’un cas particulièrement fort de sublimation de sa propre libido, contrainte dès l’enfance à se tourner vers la création artistique et la recherche scientifique.

Chou Blanc est effectivement magnétiseur...! voir son site cliquez retour sur la rubrique du même tabacCHOU BLANC

  RETRO :
C’est du même tabac…..

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