TOULOUSE : NOSTRE DAME DE GRASSE


On est quand même au top à la CHOUETTE …
La CHOUETTE est tombée sous le charme et veut aujourd’hui partager avec vous. 

En visite au musée des Augustins de TOULOUSE, nous avons souhaité vous faire partager notre escapade dans la salle capitulaire pour voir NOSTRE DAME DE GRASSE 

musee-des-augustins-toulouse-le-cloitreL’ART ET LA PALETTE AU CHOU
VISITE AU MUSÉE DES AUGUSTINS
DE TOULOUSE…

 » NOSTRE DAME DE GRASSE « 

Informations pratiques:
Lieu : MUSÉE DES AUGUSTINS –
Plein Tarif : 9?
Tous les jours, 10 h à 19 h
Renseignements : 05 61 22 21 82

NOSTRE DAME DE GRASSE

Entrée au musée des augustins de Toulouse avant 1805, Notre Dame de Grasse est considérée comme un des chefs d’oeuvre de la sculpture gothique toulousaine du XVe siècle.

Son origine et son histoire sont pourtant assez mal connues : datée, grâce à des rapprochements stylistiques, du milieu du XVe siècle, elle pourrait provenir de la chapelle d’axe de l’église des Jacobins de Toulouse, consacrée justement à Notre Dame de Grasse dans le courant du XVe siècle.
L’inscription « Nostre Dame de Grasse » est en langue d’oïl et sa graphie évoquerait plutôt les régions bourguignonne ou bourbonnaise.
L?inscription « Nostre Dame de Grasse » est en langue d?oïl et sa graphie évoquerait plutôt les régions bourguignonne ou bourbonnaise. À la période révolutionnaire, les armoiries ont été bûchées (effacées avec un outil de sculpteur) et ne permettent plus d?identifier le commanditaire.

À la période révolutionnaire, les armoiries ont été bûchées (effacées avec un outil de sculpteur) et ne permettent plus d’identifier le commanditaire.

Une composition pyramidale

La vierge, enveloppée dans les plis de sa robe, retenant de son genou gauche l’enfant remuant et joufflu, a le visage tourné dans une direction pratiquement opposée.

Cette Vierge à l’Enfant est assise, couronnée, tenant sur son genou gauche un Enfant Jésus qui paraît vouloir s’échapper.
La Vierge est représentée très jeune, d’une grande beauté. Sa chevelure dorée et ondulée est coiffée d’une couronne.
Son visage, très clair, est extrêmement délicat.
La bouche est joliment dessinée, le nez droit, les yeux en amande, son menton petit et rond.
Les carnations très pâles, la moue de son visage, la délicatesse du modelé, l?impression de fragilité contribuent à donner une expression à la fois mélancolique et rêveuse.
 Le visage de l’Enfant et celui de la Vierge ont des similitudes :
On retrouve les mêmes yeux bleus, le même teint clair et une semblable expression triste du visage.
Il est néanmoins potelé.

Il porte une tunique à collet montant qui découvre sa jambe et laisse apparaître son pied nu.

L’attitude de Marie est dynamique : elle tourne la tête dans une direction opposée à celle de l’Enfant.

Quelle est la composition d’origine ?

Une mouluration continue entoure la base ; il n’y a donc pas d’élément supplémentaire appartenant à ce groupe qui aurait pu en être détaché.
La composition chacun dans une direction opposée peut suggérer qu’ils regardaient quelqu’un ou quelque chose qui venait compléter la composition d’ensemble.

Adoration des Mages
L’hypothèse d’une Adoration des Mages s’appuie sur les analogies avec les œuvres sculptées de deux portails figurant l’Adoration des Mages, à l’église Saint-Nicolas de Toulouse et à la cathédrale Saint-Alain de Lavaur (Tarn).

La Vierge assise entre deux donateurs
Le type de la Vierge assise entre deux donateurs semble trouver son origine dans l’art parisien.
(Notre-Dame de Paris vers 1260), figurant un roi et une reine de part et d’autre d’un Couronnement de la Vierge.
L?inscription « Nostre Dame de Grasse » traitée en relief, disposée de part et d?autre du blason fut probablement commandée par le mécène

La vierge et l’enfant pour un monument funéraire
Au bas de la sculpture, l’inscription en langue d’oïl, langue du Nord de la France, « Nostre
Dame de Grasse » évoque le « Je vous salue Marie pleine de grâce » et nous amène à faire l’hypothèse que la sculpture a pu être commanditée dans un contexte funéraire, pour un tombeau ou un gisant, peut-être entourée de ses donateurs.

Une restauration exemplaire a  permis de rendre à cette œuvre toute la délicatesse de sa polychromie d’origine.

Nostre Dame de Grasse a toujours été l’objet d’un attachement très particulier de la part du public.
La restaurer, et donc modifier son aspect, constituait une décision d’une portée considérable.
L’impulsion est finalement venue de l’ oeuvre elle-même, dont l’état de conservation devenait alarmant.

L’oeuvre a été plusieurs fois repeinte depuis le XVIe siècle, et ces repeints en se clivant lui ont donné un aspect chaotique.
Les documents d’archives ne livrent aucune indication sur les circonstances dans lesquelles la sculpture a été repeinte, entre le XVIe et la fin du XVIIIe siècle. Ce type d’intervention a pu être lié, comme c’est souvent le cas, à une rénovation architecturale de l’édifice dans lequel se trouvait l’oeuvre ou au déplacement de celle-ci dans un nouveau lieu.

La  polychromie originale

Comme la grande majorité des sculptures médiévales, Nostre Dame de Grasse est entièrement polychrome.
Si la palette de couleurs et les techniques décoratives utilisées sont caractéristiques de la fin du Moyen Âge, le style de la polychromie dénote un souci d’élégance et de raffinement exceptionnels.

Comme il est habituel à la fin du Moyen Âge, le peintre introduit un jeu contrasté de couleurs.
L’or localement ombré de glacis rouge, le bleu et le blanc sont attribués aux vêtements de la Vierge. Ceux de l’Enfant sont rouge carmin et vert.
La robe de la Vierge était peinte d’un bleu dont la vivacité n’est plus perceptible aujourd’hui, parsemé de fins décors dorés dont ne subsistent que des traces suggérant un motif en forme d’étoile.
Comme c’est souvent le cas, les repeints se sont progressivement éloignés de la conception chromatique d’origine. Le plus ancien reprend globalement des couleurs identiques à l’original, tandis que les suivants sont de moins en moins fidèles. Toutefois, à travers les siècles, la couleur bleue reste uniquement attribuée à la robe de la Vierge.

L’œuvre après restauration

Le dégagement de la polychromie originale, qui impliquait l’élimination de l’ensemble des repeints, a finalement été retenu pour plusieurs raisons :

– la polychromie originale était dans un état de conservation exceptionnel ;
– les repeints, en s’écaillant, tendaient naturellement à mettre à jour la polychromie originale, en particulier sur le cou de la Vierge ;
– Dans la pratique, le dégagement de la polychromie originale était donc réalisable et, sur le plan esthétique, l’intérêt d’une telle intervention était bien sûr considérable.

Elle permettait en effet de révéler la palette chromatique médiévale ainsi que l’acuité des reliefs sculptés qui avaient été empâtés par les repeints.

La surface de l’oeuvre devait, enfin, retrouver une unité visuelle que la conservation des repeints aurait entravée.


La restauration de « Nostre Dame de Grasse » – VF… par musee_augustins

SOURCE : site du musée de Augustins-  la mairie de Toulouse – étude sur la restauration
PHOTOS: Des sites et de Chou Blanc pour la CHOUETTE


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