BIODIVERSITÉ: Montréal, modèle de préservation de la biodiversité en ville

Marie Charlotte de retour du Canada

MACHANADA devient MACHA LABEILLE
De retour de Montréal MACHA veut voler de ses propres ailes au secours de la biodiversité..!
L’abeille et elle sont deux sentinelles de l’environnement sur qui il va falloir désormais compter …..CLIQUEZ LA BEE VOUS Y ALLEZ

barre verteMontréal, modèle de préservation de la biodiversité en ville

 

Favoriser la biodiversité fait partie intégrante des préoccupations environnementales des villes d’’aujourd’hui.
Les villes ont tous les instruments nécessaires et le pouvoir de protéger leurs milieux humides, rives et berges, forêts urbaines et autres écosystèmes qui permettent à la faune et à la flore de survivre.
Elles peuvent notamment adopter des normes de protection des rives ou augmenter le niveau d’’aires protégées.

Montréal, ville la plus habitée du Québec, a su instaurer des normes pour préserver et protéger sa biodiversité.

Montréal, le modèle québécois

Montréal, métropole du Québec et seconde plus grande ville du Canada après Toronto, possède un territoire de 4360 km2, dont 12% de surface aquatique et 24% de surface boisée, ce qui lui donne un patrimoine naturel extrêmement riche et unique.
Maintenir la diversité biologique et le patrimoine naturel a toujours été un objectif de la Ville et aujourd’’hui Montréal s’efforce de respecter ses valeurs de respect de la nature et de solidarité avec les générations futures.
Le célèbre Parc du Mont-Royal est l’un des espaces verts les plus importants Montréal et abrite quelques espèces animales et végétales dont la podophylle pelté[1], plante menacée du Québec.

Montréal a cette chance d’’offrir à sa population la nature au coeœur du paysage urbain, grâce au plus important regroupement d’’institutions muséales en sciences naturelles du Canada : les Muséums nature de Montréal[3].
Axés sur la vie et le monde qui nous entoure, les Muséums nature de Montréal formés par le Biodôme, l’’Insectarium, le Jardin botanique et le Planétarium, offrent un contenu vivant, et même vivifiant à ses visiteurs.
Les Muséums nature de Montréal ont pour mission de faire connaître la nature et les savoirs qui s’’y rattachent, de contribuer à l’’étude et à la préservation de la biodiversité et de promouvoir des comportements responsables face à l’’environnement.
Les Muséums nature contribuent à la réalisation de cette mission dans leurs sphères respectives (Biodôme : écologie et sciences de l’’environnement; Insectarium : entomologie; Jardin botanique : botanique et horticulture; Planétarium : astronomie).

Des actions concrètes[4]

La ville a fait preuve durant ces dernières années d’’initiatives concrètes et d’’actions politiques fortes pour la protection et le maintien de la biodiversité et s’est ainsi fixé deux objectifs :

  • Réintroduire la diversité biologique dans la trame urbaine
  • «Revégétaliser» certains espaces, luttant ainsi contre les îlots de chaleur.

Elle s’’est dotée d’’un plan stratégique de développement durable, d’une politique de protection et de mise en valeurs des milieux naturels, d’’une politique de l’’arbre.
Elle a également établi un répertoire qui recense tous les milieux naturels protégés de l’’île de Montréal, ce qui lui a valu le titre de première municipalité au Québec à se doter d’’un tel outil. Et des résultats notables ont été obtenus :

  • 150 projets de verdissement dans les ruelles, les jardins communautaires, les cours d’’école, les toits et les stationnements
  • 120 000 m² verdis
  • 12 000 arbres
  • 16 000 arbustes
  • 200 plantes grimpantes
  • 50 000 vivaces

Montréal, ville internationale de la biodiversité

En plus, de posséder un territoire riche en diversité biologique, Montréal, joue un rôle prédominant dans l’’action et la promotion d’’initiatives axées sur la biodiversité à l’’échelle locale et internationale.
En effet, c’’est à Montréal que se trouve le siège mondial du Secrétariat de la Convention de l’ONU sur la diversité biologique[5].
Le Maire de Montréal figure parmi les cinq premiers maires ayant signé la Déclaration de Curitiba sur les villes et la biodiversité et, en conséquence, siège maintenant au Comité de direction du Global Partnership on Cities and Biodiversity.

À l’’occasion de l’’année internationale de la biodiversité, le Conseil régional de l’’environnement de Montréal a tenu le Sommet sur la biodiversité et le verdissement de Montréal, les 27 et 28 avril 2010.
Organisé par le Conseil régional de l’environnement de Montréal, en partenariat avec la Ville, cet évènement a traité des enjeux urbains liés au verdissement, aux milieux naturels, aux espaces verts et aux parcs. Le sommet a fourni des solutions tangibles aux acteurs montréalais et à mobiliser ces derniers pour le verdissement et la protection de la biodiversité sur l’Île.

Même si la ville a les instruments en main pour agir pour la protection de la diversité biologique en ville, la sauvegarde de la biodiversité ne concerne pas uniquement les administrations municipales. La protection de cette richesse unique est l’affaire de tous et tous les citoyens doivent s’impliquer.

Auteur  : Macha l’abeille

Pour aller plus loin :

Les Museums Nature de Montréal

La Convention sur la Diversité Biologique

Les Actes du Sommet sur la biodiversité et le verdissement de Montréal

Le site du Ministère du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs

Le dossier sur la biodiversité de GaïaPresse, portail environnemental québécois

[1] La podophylle pelté sur le site du Ministère du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs : http://www.mddep.gouv.qc.ca/biodiversite/especes/podophylle/podophylle.htm

[3] Le site internet des Museums Nature de Montréal

[4] D’après les Actes du Sommet sur la biodiversité et le verdissement de Montréal, les 27 et 28 avril 2010

[5] Le site sur la Convention sur la diversité biologique

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(A bientôt- Pour lire mon dernier carnet de voyage…!)



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